La lettre d'information EIF-FEL pour tout savoir sur les partenaires du réseau
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Bonjour à toutes et à tous,
Bienvenue dans cette édition spéciale de la newsletter EIF-FEL, dédiée aux structures partenaires qui soutiennent le dispositif en s’abonnant à notre Charte.
L’objectif ? Mettre en lumière leur engagement et vous permettre de mieux les connaître.
Pour cette édition, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Irène Ansari - Coordinatrice bénévole de la Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie (LFID)
Si vous avez des questions ou si vous souhaitez que votre structure apparaisse dans les prochaines éditions, n’hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : newsletter@reseau-eiffel.fr
Nous avons le plaisir de vous annoncer l'organisation d'un wébinaire dédié à la présentation du nouveau formulaire, qui se tiendra le lundi 7 juillet de 16h à 17h30. Au programme : présentation des actualités de Réseau EIF-FEL, suivi d'une présentation détaillée du nouveau formulaire et de son interface.
Pour rejoindre le wébinaire, cliquez sur le lien suivant :
https://teams.microsoft.com/meet/34753290314937?p=fQEkK3SxnoSG3UkInb
Bonne lecture !
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LFID - Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie
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1. Pouvez-vous présenter l'association et revenir sur les grandes étapes de son histoire depuis sa création ?
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La Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie (LFID) est une association féministe, indépendante, laïque et démocratique, à but non lucratif régie par la loi 1901. Elle a été fondée à Paris par Madame Akram Mirhosseini, dans un contexte marqué par les transformations politiques en Iran suivant la révolution de 1979 et leurs conséquences sur les droits des femmes.
À l'origine appelée Ligue internationale des droits des femmes en Iran, l'association avait pour vocation de faire connaître la situation des femmes iraniennes et de construire des réseaux de solidarité internationale. À partir des années 2000, ses missions se sont élargies pour inclure l'accompagnement des femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales, le suivi des demandeuses et demandeurs d'asile, ainsi que la mise en place de cours de français, d'ateliers thématiques et de projections-débats. Aujourd'hui, la LFID accueille un public majoritairement persanophone.
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2. La LFID se définit comme féministe, laïque et indépendante. Comment ces valeurs orientent-elles vos actions ?
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Ces trois valeurs structurent l'identité de l'association et se déclinent concrètement dans l'ensemble de ses actions.
Le féminisme se traduit par une collaboration active avec de nombreux collectifs engagés pour les droits des femmes en général et des femmes étrangères en particulier — parmi lesquels l'ADFEM, le CNDF, la Fondation des femmes, le Centre Hubertine Auclert, la CLEF ou le réseau FIA/ISM.
Le principe de laïcité se traduit par un accueil inconditionnel : les convictions personnelles n'ont aucune incidence sur la prise en charge.
L'indépendance, enfin, signifie que la LFID n'est affiliée à aucun parti politique. La défense des droits des femmes est une question politique, mais elle est portée par l'association en dehors de tout alignement partisan.
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3. Vos activités couvrent à la fois l'apprentissage du français, l'accompagnement administratif, le soutien aux victimes de violences, et la médiation. Comment ces différentes dimensions s'articulent-elles ?
Concernant les cours de français, quelle est votre approche pédagogique ? Intégrez-vous des thématiques spécifiques comme l'accès aux droits ou la santé ?
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Les actions de la LFID s'organisent autour de plusieurs axes complémentaires, tous orientés vers l'accès aux droits et l'autonomie des personnes accueillies. L'association assure des permanences téléphoniques, un accueil personnalisé sur rendez-vous, un interprétariat en persan et en dari, un accompagnement des femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales, ainsi qu'un suivi des demandeur·euses d'asile. Elle intervient également auprès de divers organismes et institutions et assure une médiation socioculturelle dans les domaines familial, scolaire, du logement et de la santé.
Les cours de FLE, organisés en plusieurs groupes de niveaux, s'articulent autour des besoins concrets des apprenantes et s'accompagnent d'ateliers thématiques portant notamment sur les valeurs de la République, les droits des femmes, la santé et la sophrologie. Des sorties culturelles souvent accessibles à tarif réduit ou gratuitement grâce au réseau partenarial de l'association, viennent compléter ce dispositif et s'adressent à l'ensemble du public accueilli.
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4. Vous organisez également des projections-débats et des sorties culturelles. Quelle place ces activités occupent-elles dans votre projet ?
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Les projections-débats constituent un axe structurant de l'action de la LFID. L'association organise ses propres événements autour de films traitant de la situation des femmes en Iran et en Afghanistan, et est régulièrement invitée à intervenir à la suite de projections dans d'autres villes françaises — Avignon, Montpellier, Toulouse, Marseille, Dijon, entre autres.
Depuis le mouvement « Femme, Vie, Liberté » initié en 2022, la LFID s'est mobilisée pour organiser des rassemblements et des événements de solidarité à Paris.
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5. Quel est le profil des femmes que vous accompagnez aujourd'hui ? Ce public a-t-il évolué ces dernières années, notamment au regard de la situation en Iran et en Afghanistan ?
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Le public de la LFID est majoritairement composé de femmes iraniennes et afghanes, dans une proportion approximativement égale. Il comprend des demandeur·euses d'asile, des militantes et activistes, ainsi que des femmes victimes de différentes formes de violences. Nombre d'entre elles sont titulaires de diplômes de l'enseignement supérieur obtenus dans leur pays d'origine.
Ces dernières années, la LFID accueille un nombre croissant de jeunes femmes afghanes contraintes à l'exil depuis l'interdiction de l'enseignement supérieur aux femmes en Afghanistan. L'association les accompagne notamment dans leurs démarches de réinscription universitaire en France, en lien avec des structures partenaires spécialisées.
La LFID accompagne entre 65 et 70 personnes par an, avec une équipe composée d'une salariée et d'une dizaine de bénévoles.
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6. Vous êtes installés au CICP depuis plusieurs années, lieu historique des associations militantes parisiennes. Que représente cet ancrage pour vous ?
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La LFID dispose d'un local au sein du Centre International de Culture Populaire (CICP), situé dans le 11e arrondissement de Paris, depuis le début des années 2000. Le CICP héberge plus de 60 associations engagées pour les droits humains et les droits des étrangers. Cet ancrage favorise une dynamique de solidarité et d'échanges entre structures.
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7. Y'a-t-il un projet ou un parcours récent que vous souhaiteriez mettre en lumière ?
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La LFID s'inscrit dans une logique de continuité : ses actions sont reconduites chaque année et ajustées aux besoins du public et aux ressources disponibles. Accompagnement juridique et administratif, suivi des demandes d'asile, cours de français et activités culturelles sont menés conjointement, avec une attention constante portée à la qualité et à la personnalisation de chaque prise en charge.
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8. Quel rôle jour Réseau EIF-FEL dans vos activités ?
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La LFID a bénéficié de formations proposées par Réseau EIF-FEL qui ont contribué à structurer l'organisation des cours de français — niveaux, contenus, cadre pédagogique. Le Réseau joue également un rôle d'orientation : EIF-FEL adresse ponctuellement des personnes vers la LFID, qui oriente à son tour vers d'autres structures partenaires lorsque ses capacités d'accueil sont atteintes.
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9. Quels sont les principaux enjeux auxquels vous êtes confrontés actuellement ?
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Le principal enjeu auquel fait face l’association est d'ordre financier. Comme de nombreuses associations du secteur, elle connaît une baisse de ses subventions publiques qui influe directement sur ses capacités opérationnelles : maintien des trois groupes de cours de français et renouvellement du contrat de sa salariée.
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La LFID est ouverte à plusieurs formes de collaboration et de soutien :
• Des bénévoles souhaitant s'investir,
• Des dons de particuliers ou d'organismes peuvent être adressés à l'association. À noter : la LFID ne dispose pas encore du label permettant d'émettre des reçus fiscaux déductibles pour les particuliers ; les dons de fondations ou d'organismes sont en revanche possibles.
• L'orientation de publics : les structures accompagnant des femmes persanophones ayant besoin d'un soutien linguistique, juridique ou psychosocial peuvent les orienter vers la LFID.
Pour contacter la LFID : 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
Tél. : 01 40 24 17 90 (du lundi au jeudi de 10h à 17h)
liguefemmesiraniennes.lfid@gmail.com
Accueil personnalisé uniquement sur rendez-vous.
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Pour plus d'informations sur la lettre d'info, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : newsletter@reseau-eiffel.fr
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